
samedi 12 septembre
Kurd du Héso tué à Hassaké provoque des manifestations massives
Mort de Sîpan Hiso et marches à Hesekê
Ronahî: Le combattant de l'unité de Hesekê, Sîpan, dont le nom d'état civil est Samî Şêxmûs Hiso, a été enlevé hier par un groupe armé et emmené vers le village d'Edlana, près de Serêkaniyê.
Ronahî: C'est là qu'il a perdu la vie. Dès l'annonce de la nouvelle, des manifestations ont commencé dans les villes et bourgs de la province de Hesekê.
Kamîran: Ce n'est donc pas un événement qui passe inaperçu — les gens sont dans la rue depuis ce jour-là.
Ronahî: À Qamişlo, des milliers de personnes ont marché du rond-point Sonî jusqu'au rond-point Şehîdan, où elles se sont arrêtées. Les slogans principaux condamnaient ce crime et réclamaient des comptes aux responsables.
Ronahî: Le gouverneur de Hesekê, Nûredîn Ehmed, a présenté ses condoléances à la famille sur la plateforme X et a déclaré avoir ordonné aux autorités de sécurité et de justice de retrouver les traces des coupables et de les traduire en justice.
Kamîran: C'est la version officielle. Mais que disent les acteurs politiques ?
Ronahî: Le Conseil démocratique de Syrie a publié une déclaration écrite, demandant une enquête sérieuse et transparente, et selon ce conseil, ce crime cible particulièrement le peuple kurde. Le conseil municipal de Zerkan a également lu une déclaration en kurde et en arabe, formulant la même demande d'enquête.
Ronahî: Le vice-ministre de la Défense de la région de l'Est, Sîpan Hemo, également connu sous le nom de Semîr Oso, a présenté ses condoléances et indiqué que les autorités concernées avaient commencé à rechercher les participants à l'événement.
Kamîran: Ce qui n'a pas encore été communiqué doit aussi être dit : quel groupe armé est responsable, et quel est le résultat de cette enquête — ces informations ne fournissent aucune réponse.
Langue kurde et décision de trois cours
Kamîran: Hier nous avons parlé des mécontentements liés à la décision éducative, et aujourd'hui ce dossier reste ouvert.
Ronahî: La décision du gouvernement intérimaire du ministère de l'Éducation et de la Formation ne prévoit que trois cours par semaine pour la langue kurde. Dans de nombreuses régions, des sit-in et des marches ont eu lieu ; la demande des manifestants est que le kurde soit reconnu constitutionnellement comme langue fondamentale.
Ronahî: Dans la ville de Girkê Legê, des élèves et des familles se sont rassemblés devant la Direction des écoles. La déclaration a été lue par l'élève Hêlîn Umer et demandait un enseignement dans la langue maternelle.
Kamîran: Le conflit ne porte donc pas sur l'existence des cours, mais sur leur statut.
Ronahî: Exactement. Les manifestants disent que quelques heures limitées ne répondent pas à leurs droits, et leur argument s'appuie sur les principes éducatifs de l'UNESCO, selon lesquels chacun peut étudier à l'école dans sa langue maternelle.
Rencontre à İmralı
Ronahî: Le vice-président général du Parti DEM, Tayîp Temel, a annoncé que la délégation du parti rencontrera Abdullah Öcalan lundi sur l'île d'İmralı.
Kamîran: Qui fait partie de cette délégation ?
Ronahî: Les parlementaires Pervîn Buldan, Mîthat Sancar et l'avocat Faîk Ozgur Erol. La dernière rencontre avait eu lieu le deux août.
Kamîran: Plus d'un mois s'est donc écoulé entre-temps. Le contenu de la rencontre n'a pas encore été précisé.
Bombardement israélien dans la campagne de Damas
Ronahî: L'Observatoire syrien des droits de l'homme a rapporté que l'armée israélienne a bombardé aujourd'hui à deux reprises des zones agricoles autour de Beyt El Cinê, à l'ouest de la campagne de Damas, avec des obus.
Ronahî: Quelques heures plus tôt, la colline de Bat El Werd dans la même zone avait été bombardée, ainsi que les villages de Meriyê dans la région de Deraa tard dans la nuit. Jusqu'à présent, aucune information sur des pertes humaines n'a été communiquée.
Kamîran: Trois bombardements en quelques heures, dans la même région — ce n'est pas un événement isolé. Et nous n'avons en main que le récit de cet observatoire.
Ronahî: C'est vrai, du côté officiel israélien, aucune information sur ces bombardements n'a été diffusée.
Retour des habitants de Serêkaniyê
Ronahî: Selon le membre de l'équipe présidentielle Mustafa Abdî, jusqu'à présent, mille quatre-vingt-dix-neuf familles déplacées de Serêkaniyê sont rentrées chez elles, et environ quarante-cinq villages ont retrouvé leurs habitants.
Kamîran: Ce sont les villages qui ont été nettoyés, comme tu le dis.
Ronahî: Oui, les villages qui ont été nettoyés des vestiges de guerre ; dans certaines zones, ce travail est encore en cours. Abdî dit qu'ils peuvent organiser deux à trois convois par semaine.
Ronahî: Mais les personnes rentrées font face à la destruction des maisons, au manque de services de base et au blocage des routes principales ; une aide est fournie aux familles.
Iran : arrestation de Seba Sefîdî
Ronahî: À Téhéran, la citoyenne bahá'íe Seba Sefîdî a été arrêtée hier devant chez elle, et une peine de trois ans et cinq mois de prison a été prononcée contre elle.
Ronahî: Elle a d'abord été emmenée au parquet de Cenatabad, puis transférée à la prison de Qerçax à Varamîn. Ces informations proviennent de l'Agence de presse des activistes des droits humains.
Kamîran: Le motif de la condamnation n'a pas été précisé dans ces rapports.
Ronahî: Non, il n'a pas été précisé. Cela fait partie de la série de pressions sur les femmes que le même observatoire continue de documenter.