
mardi 6 octobre
Troisième caravane de migrants de Serêkaniyé vers leurs foyers après sept ans
Karwana sêyemîn a koçberên Serêkaniyê bi rê ket
Kamîran: Hier, nous avions parlé des préparatifs de ce convoi. Aujourd’hui, il est enfin parti.
Ronahî: Oui. Le troisième convoi a quitté le camp de Waşokanî et les écoles utilisées comme abris pour se diriger vers les villages et les localités au sud de Serêkaniyê. Cinq cent onze familles y participent, soit trois mille deux cent quarante-deux personnes.
Ronahî: Deux convois avaient déjà eu lieu auparavant et près de mille cent familles étaient rentrées avec eux. Le deuxième convoi comptait à lui seul sept cents familles.
Kamîran: Si l’on additionne ces chiffres, près de mille six cents familles ont donc regagné leurs foyers. Mais toutes les personnes concernées sont-elles revenues ou beaucoup attendent-elles encore ?
Ronahî: Beaucoup attendent encore. Selon les rapports, plus de quatorze mille déplacés sont toujours dans l’attente d’un retour, y compris ceux qui souhaitent rentrer au centre-ville. C’est pourquoi l’on s’efforce d’organiser deux convois par semaine. Tous ces convois se dirigent vers la campagne au sud ; aucune date n’a été fixée pour le retour au centre-ville.
Ronahî: Elî Hesen El Heso, originaire du village d’El Amiriye, a déclaré : « Nous avons été déplacés de nos foyers en deux mille dix-neuf et aujourd’hui nous rentrons. Ce fut une période très difficile. »
Ji Dirbêsiyê heta Mexmûrê daxwaza perwerdeya kurdî
Ronahî: Les protestations contre les décisions éducatives du gouvernement syrien, qui occupaient déjà l’actualité hier, se sont poursuivies aujourd’hui en plusieurs endroits. À Dirbêsiyê, les élèves d’une école ont rejeté la décision du ministère de l’Éducation et de l’Enseignement concernant la langue kurde. Une déclaration a été lue par l’élève Niyaz Sîno, dans laquelle il était indiqué que la langue maternelle constitue une composante essentielle de l’identité et de l’existence humaine.
Ronahî: À Kobanê, la situation est un peu différente. Des étudiants se sont rassemblés devant l’université de Kobanê pour protester contre la décision du ministère de l’Enseignement supérieur. Cette décision réduit le nombre de certaines facultés et instituts à Kobanê et les transfère vers l’université d’Alep.
Kamîran: Donc à Dirbêsiyê, la question porte sur la langue, et à Kobanê, sur le maintien des études dans la ville. Les deux revendications convergent.
Ronahî: Tout à fait. À Mexmûr, au Kurdistan du Sud, des centaines d’élèves des écoles primaires, secondaires et lycées ont marché pour soutenir la population de Rojava. Les élèves portaient des portraits d’Abdullah Öcalan et des pancartes. Dans le même temps, un défenseur des droits humains a déclaré que la reconnaissance du kurde dans la Constitution garantirait les droits linguistiques et culturels.
Kamîran: Il faut également préciser qu’aucune réponse ni position officielle des ministères n’a été rapportée dans les informations d’aujourd’hui concernant ces protestations.
Leşkerên Îsraîlê li Quneytireyê gule berdan welatiyekî
Kamîran: Dans le sud de la Syrie, les mouvements militaires israéliens se poursuivent également.
Ronahî: Selon l’Observatoire syrien des droits humains, aujourd’hui des forces israéliennes sont entrées dans la région depuis Tel Ebû Xeytara en direction du village d’El Hanût, dans la campagne de Quneytireyê, et ont mené des fouilles. Les soldats ont tiré sur un civil qui ramassait du bois. On ne sait pas encore s’il a été blessé.
Ronahî: Ce n’est pas un incident isolé. Selon un rapport, au cours du mois de septembre, les forces israéliennes sont entrées plus de quatre-vingt-sept fois en territoire syrien et dix-neuf explosions ont eu lieu, principalement à Quneytireyê et à Deraa. Ces incursions se sont accompagnées de perquisitions domiciliaires, de postes de contrôle temporaires et d’arrestations de civils.
Kamîran: Cela représente en moyenne plus de trois incursions par jour. L’événement d’aujourd’hui s’inscrit dans ce tableau.
Li Cizîrê bûyerên ewlehiyê: kuştin û revandin
Ronahî: Dans le quartier Meridiyan de Hesekê, un jeune homme a perdu la vie après qu’un individu, selon des témoins, a ouvert le feu depuis une voiture de taxi. Les motifs et les circonstances restent inconnus et les Forces de sécurité intérieure ont ouvert une enquête.
Ronahî: À Tirbespiyê, Hesen Kaleş, directeur d’un institut de langues et professeur de philosophie, a été enlevé dans la nuit de mercredi entre vingt-deux et vingt-trois heures par des inconnus sur le marché de la ville. Il a cinquante ans et l’on ignore toujours son sort au cinquième jour.
Kamîran: Dans les deux cas, on ne connaît ni les auteurs ni les mobiles.
Ronahî: C’est exact. À l’extérieur de la région également, dans la campagne de Tartûs près du village de Beyt Ewad, deux jeunes gens circulant à moto ont perdu la vie dans un incident armé et une enquête a été ouverte.
Li Sinê cezayê girtîgehê ji mamosteyekê re
Kamîran: Et une information venue du Kurdistan de l’Est.
Ronahî: Le tribunal révolutionnaire de Sinê a condamné Marziye Moradavisi à deux ans de prison avec sursis et à quatre millions de tomans d’amende. Elle est une ancienne enseignante et une ancienne détenue politique.
Ronahî: Selon les rapports, la décision a été rendue au cours du mois de septembre. L’acte d’accusation porté contre elle et la position du tribunal n’ont pas été précisés dans l’information.