Brief du jour

jeudi 10 septembre

L’explosion d’Idlib fait des dizaines de morts et les manifestations pour l’enseignement en kurde se poursuivent

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L’explosion à Idlib

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Ronahî: D’après les premiers bilans, un entrepôt temporaire d’armes du ministère de la Défense du gouvernement de transition, situé sur la route de Sermeda, au nord de la campagne d’Idlib, près du camp de Kamouna, a explosé.

Ronahî: Quatorze personnes ont perdu la vie, douze ont été blessées et plusieurs sont encore portées disparues. Au total, le bilan des morts et des blessés s’élève à vingt-six.

Kamîran: Un entrepôt militaire donc, au milieu d’une zone civile – et les recherches se poursuivent. Le bilan peut encore évoluer.

Ronahî: Oui. Au départ, les témoins n’avaient parlé que de plusieurs explosions autour de Sermeda, et des sources locales avaient diffusé des informations non confirmées évoquant une possible explosion d’un dépôt de munitions. La cause de l’explosion n’a pas encore été officiellement établie.

L’enseignement en langue kurde

1:20

Kamîran: Hier nous nous étions déjà arrêtés sur la question de la langue kurde dans les écoles. Aujourd’hui, le sujet est revenu dans les rues de plusieurs villes.

Ronahî: Le vingt-sept août, le gouvernement de transition a décidé que le kurde serait enseigné à raison de trois cours par semaine, aux côtés de l’arabe et de l’anglais. Aujourd’hui, à Hassaké, à Kobané et à Tell Abyad, élèves, parents et enseignants sont descendus dans la rue contre cette décision.

Ronahî: À Hassaké, sur le rond-point Judi dans le quartier de Kallas, les manifestants brandissaient des pancartes : « Notre langue est ancienne, notre langue est notre liberté et notre existence » et « L’enseignement en langue kurde est notre droit ». Ils affirment que la décision réduit le kurde à une matière optionnelle.

Kamîran: Trois heures par semaine – est-ce suffisant ou non ?

Ronahî: La porte-parole de l’Institut de la langue kurde, Hemrîn Hisên, estime que trois cours ne suffisent pas pour que les élèves apprennent la grammaire et la littérature kurdes, et elle demande que la décision soit revue à la lumière des avancées des quatorze dernières années.

Ronahî: Le professeur de l’université du Rojava, Luqman Guldivê, a également déclaré à notre micro qu’il fallait une politique et une planification spécifiques pour la langue kurde, et il a appelé les familles et les élèves à ne pas compter sur l’État. Les Kurdes du Liban réagissent de la même façon : ils estiment que cette décision affaiblit le droit à l’enseignement dans la langue maternelle.

Netanyahou au mont Hermon

2:47

Ronahî: Le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou, accompagné du ministre de la Défense Israel Katz, a visité aujourd’hui le sommet du mont Hermon, situé sur le territoire syrien. Il a déclaré qu’Israël contrôlait la zone allant du mont Hermon jusqu’au fleuve Yarmouk et a qualifié la situation de « souveraineté absolue ».

Kamîran: Et Damas a réagi.

Ronahî: Le ministère des Affaires étrangères du gouvernement de transition a condamné cette visite et l’a qualifiée de chantage et de violation flagrante de la souveraineté et de l’intégrité territoriale. Ces deux termes sont des formulations des parties elles-mêmes.

Ronahî: Au cours des mêmes jours, les forces israéliennes ont libéré trois citoyens des provinces de Deraa et de Quneitra, après plusieurs mois de détention. Le dix-sept août, lors de l’entrée dans le village d’Abidin, quatre jeunes avaient été arrêtés ; deux ont été libérés et le sort des deux autres reste encore incertain.

Le rapport du KCDP pour le mois d’août

3:42

Kamîran: Passons de la Syrie à la Turquie – un rapport d’août avance des chiffres alarmants.

Ronahî: La plateforme Nous mettrons fin aux féminicides a publié son rapport d’août. Selon ce rapport, vingt-deux femmes ont perdu la vie aux mains d’hommes au cours du mois d’août, et quatorze femmes ont été retrouvées mortes dans des circonstances suspectes.

Ronahî: Le rapport souligne que l’absence de données officielles et systématiques empêche d’appréhender l’ampleur réelle de la menace pesant sur le droit à la vie des femmes – autrement dit, ces chiffres eux-mêmes sont incomplets.

Kamîran: Cela signifie que tout chiffre officiel que nous entendrons risque d’être inférieur à la réalité.

Mazout et salaires à Hassaké

4:21

Ronahî: À Hassaké, deux crises économiques se superposent. La direction des carburants a annoncé que le gouvernement de transition avait décidé de couper le mazout de service dans la province de Hassaké, et la pénurie de mazout s’aggrave.

Kamîran: Et dans la même ville, les personnels de santé attendent aussi leurs salaires.

Ronahî: Oui. Médecins, infirmières, personnels administratifs et techniciens d’anesthésie ont organisé une action devant l’hôpital national de Hassaké. Ils affirment que depuis trois mois, depuis leur rattachement au ministère de la Santé, leurs salaires ne leur ont pas été versés.

Université et exposition

4:55

Kamîran: Nous conclurons avec deux informations venues du monde de l’éducation et de la culture.

Ronahî: Une délégation de l’université de Kobané s’est rendue à Erbil et a rencontré la direction de l’université de Salahaddin. Les deux parties ont signé un accord de coopération académique visant à développer les liens scientifiques et les échanges éducatifs.

Ronahî: Toujours à Kobané, au centre culturel et artistique Baqi Xido, la septième exposition de peinture a ouvert ses portes avec cinquante tableaux réalisés par dix-sept artistes ; les œuvres portent sur l’histoire kurde.

Kamîran: Deux informations venues de la même ville – l’une sur le savoir, l’autre sur la mémoire et l’art.

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