
lundi 21 septembre
Attaque contre une patrouille de sécurité à Qamichlo et vingt-troisième anniversaire du PYD
Attaque dans la campagne de Qamichlo
Ronahî: Le commandement des forces de sécurité intérieure de Hassaké a publié un communiqué au sujet de l’attaque contre l’une de ses patrouilles. Selon le communiqué, deux hommes armés non identifiés à moto ont tiré aujourd’hui en fin d’après-midi sur la patrouille devant l’université de Qurtuba sur la route Qamichlo-Hassaké.
Ronahî: Un membre des forces de protection des installations a perdu la vie dans l’attaque. La patrouille transportait à ce moment-là des citernes de carburant.
Kamîran: Donc une patrouille qui protège des citernes est prise pour cible sur une route principale — ce n’est pas une attaque contre un point fixe, c’est une attaque contre la route elle-même.
Ronahî: C’est exact. Et ce qui est important : jusqu’à présent, aucun groupe n’a revendiqué l’attaque. L’identité des deux hommes armés n’est pas non plus connue, et les forces de sécurité ont lancé des recherches.
Kamîran: Ce que nous savons ne provient que de sources sécuritaires — gardons cela à l’esprit.
Enlèvements forcés en Syrie
Kamîran: Cette attaque se produit dans une région où la question des disparitions est également très présente. Ronahî, il y a eu aujourd’hui une déclaration à ce sujet.
Ronahî: Oui. Les comités de défense des libertés démocratiques et des droits humains en Syrie ont annoncé, à l’occasion de la journée internationale des victimes des disparitions forcées, que deux cent cinquante-sept enlèvements ont été documentés depuis le début de l’année deux mille vingt-six.
Ronahî: Les comités ont souligné que la rupture des contacts et l’ignorance du sort de ces personnes constituent une menace évidente pour leur vie, et ils ont appelé les acteurs gouvernementaux et non gouvernementaux à révéler leur sort.
Kamîran: Deux cent cinquante-sept personnes en moins de neuf mois — et ce n’est que le nombre documenté, pas une estimation globale.
Iran : peine de mort et arrestation
Kamîran: Passons de la Syrie à l’Iran, où une nouvelle grave a également été annoncée aujourd’hui.
Ronahî: À la prison de Mechhed, la peine de mort a été prononcée contre l’étudiante de vingt-trois ans Nedjma Amini. Amini est l’une des détenues des manifestations et elle a lancé depuis l’intérieur de la prison cet appel : « Devenez ma voix. »
Kamîran: Un message qui sort de l’intérieur de la prison — cela montre à quel point elle se sent seule.
Ronahî: Et le même jour à Piranshahr, une femme nommée Bayan Qadéri a été arrêtée par les forces de sécurité. Le motif de l’arrestation n’a pas été communiqué.
Vingt-troisième anniversaire du PYD
Ronahî: Aujourd’hui marque le vingt-troisième anniversaire de la fondation du Parti de l’union démocratique. Le parti a été fondé en deux mille trois lors d’un congrès qui a duré plusieurs jours.
Ronahî: À cette occasion, des manifestations ont eu lieu à Qamichlo, Hassaké, Tel Tamer et Kobané, et la représentation du parti à Souleymaniye a également ouvert ses portes pour accueillir les visiteurs. Le slogan des manifestations était : vingt-trois ans de lutte pour garantir constitutionnellement les droits des Kurdes et construire une Syrie démocratique et plurielle.
Kamîran: Et cet anniversaire intervient cette année avant un congrès extraordinaire, si nous comprenons bien.
Ronahî: Oui, le parti se prépare à un congrès extraordinaire. La membre du comité des relations Bêrîvan Mohamed a précisé que le parti a joué un rôle historique dans le processus du Kurdistan occidental — c’est évidemment l’évaluation du parti lui-même.
Qouneitra et Djebel Cheikh
Kamîran: Dans le sud de la Syrie, deux événements distincts se déroulent aujourd’hui, mais ils se ressemblent.
Ronahî: Le premier : sept véhicules des forces israéliennes sont entrés dans la zone de Tel Abou Qoubeys dans la campagne de Qouneitra avant de se retirer par la route Aïn Ziwan-Qoudna. Aucun affrontement n’a été signalé. Par ailleurs, la forêt de Bir Adjem à l’ouest du village de Zoubaydé a été bombardée par trois obus ; selon les témoins, aucune perte humaine n’a été enregistrée.
Ronahî: Le deuxième : près du château de Djendel dans la région de Djebel Cheikh, à l’ouest de la campagne de Damas, des explosions ont été entendues. Mais les informations divergent — selon une source locale il s’agit de bombardements, selon une autre d’une opération des forces. La responsabilité n’est pas établie.
Kamîran: Donc dans une zone la situation au sol est claire, dans l’autre nous ne savons pas encore ce qui s’est passé.
Ronahî: Exactement. Ce qu’elles ont en commun : les deux régions se trouvent au milieu d’opérations militaires en cours, et au nord de la campagne de Deraa les vols de drones de reconnaissance israéliens se sont multipliés.
Hassaké : salaires et carburant
Kamîran: Hier nous avons parlé de la pénurie de carburant et du coût de la vie quotidienne. Aujourd’hui cette question est descendue dans la rue.
Ronahî: Des dizaines de travailleurs de santé intégrés ont manifesté devant le bâtiment du gouvernorat de Hassaké. Ils réclament le paiement de leurs salaires, qui n’ont pas été versés depuis plus de quatre mois.
Ronahî: Les habitants de Hassaké se plaignent également de la hausse du prix du carburant et des produits de première nécessité et demandent une révision des décisions tarifaires.
Kamîran: Et à Damas, sur la même question, y a-t-il eu des déclarations ?
Ronahî: Le ministre de l’Énergie Mohamed el-Bachir a présenté devant le parlement la situation du secteur — production de pétrole et de gaz, capacité de raffinage et demande intérieure. Mais dans son discours il n’a fait aucune mention d’un changement des prix du carburant.
Hommage à Moussa Anter
Kamîran: Et terminons par un hommage.
Ronahî: Le journaliste et écrivain Moussa Anter, qui avait perdu la vie le vingt septembre mille neuf cent quatre-vingt-douze dans le quartier Cumhuriyet de Diyarbakır, a été honoré sur sa tombe au village de Sitililé dans le district de Nisibin.
Ronahî: L’hommage a été organisé sous la direction de l’Association des journalistes du Tigre et de l’Euphrate et de MEYA-DER de Mardin. Son fils, Dicle Anter, était également présent.
Kamîran: Trente-quatre ans se sont écoulés, et chaque année cette tombe se remplit.