
vendredi 9 octobre
À Cizîrê, l’anniversaire du départ d’Ocalan de Syrie commémoré par des manifestations
L’anniversaire du neuf octobre et la rencontre à Ankara
Kamîran: Commençons par le jour d’aujourd’hui. Pour beaucoup de personnes dans la région, cette date a une signification particulière.
Ronahî: Oui. Le neuf octobre mille neuf cent quatre-vingt-dix-huit, Abdullah Ocalan a quitté Damas. Plus tard, le quinze février mille neuf cent quatre-vingt-dix-neuf, il a été arrêté dans la capitale du Kenya, Nairobi. Le mouvement kurde qualifie cet événement de complot international.
Ronahî: Aujourd’hui à Qamişlo, Amûdê et Tirbespiyê, les habitants sont sortis dans les rues. À Qamişlo, la marche a commencé depuis le rond-point Sonî. À Dirbêsiyê aussi, des dizaines de jeunes ont organisé une marche en portant des photos d’Ocalan.
Ronahî: La direction du mouvement a également publié une déclaration. Selon elle, deux ans se sont écoulés depuis le début du processus lancé le vingt-trois octobre deux mille vingt-quatre et il n’y a plus aucun obstacle devant la libération d’Ocalan. C’est l’avis du mouvement. Dans les informations, le point de vue du gouvernement turc sur cette affirmation ne figure pas.
Kamîran: C’est-à-dire que les rues commémorent, et la politique est sur la table. Y a-t-il eu quelque chose qui a été fait à Ankara pendant ce temps ?
Ronahî: La délégation d’İmralı du parti DEM, c’est-à-dire les députées Pervîn Buldan et Mîthat Sancar, s’est réunie avec le porte-parole de l’AKP Ömer Çelik, le vice-président général Efkan Ala et le président du groupe Abdullah Güler. Ils ont discuté de l’étape atteinte par le processus et des étapes à venir à partir de maintenant. Les résultats concrets de la rencontre n’ont pas été rendus publics.
À Hasaka, réactions contre le discours de haine
Ronahî: Des réactions continuent d’arriver de Hasaka. Selon les informations, une manifestation a eu lieu dans la ville vendredi dernier.
Ronahî: Lors de cette manifestation, des slogans ont été brandis qui insultaient les symboles kurdes et propageaient la haine.
Ronahî: Le Conseil syrien démocratique a déclaré que lors de la manifestation, un discours de haine avait été utilisé et que cela pouvait créer des problèmes entre les composantes de la région. Il a demandé aux habitants de Hasaka de se protéger des provocations. Il a également dit que les demandes légitimes de tout le peuple de la province existent, mais qu’il faut les poursuivre loin des provocations.
Kamîran: C’est un avertissement, mais il n’est pas dirigé contre une seule partie. Il parle des droits de toutes les composantes.
Ronahî: La Conférence de l’islam démocratique a également déclaré que ceux qui profitent de l’incitation font du commerce sur le sang des Syriens. Cela arrive à un moment où les prix de la nourriture et du carburant augmentent dans la région et dans toute la Syrie.
Ronahî: La question de l’éducation en kurde, dont nous avons parlé hier, s’est poursuivie aujourd’hui à Til Temir. Le Conseil des jeunes du PYD a lu une déclaration en kurde et en arabe devant le bâtiment du parti et a dit que l’éducation en langue kurde est un droit fondamental.
Des milliers de personnes retournent à Ras al-Aïn
Kamîran: De Hasaka, nous passons à une autre information de la même province : le retour des déplacés.
Ronahî: Le quatrième groupe de déplacés du camp de Ras al-Aïn et Til Temir s’est mis en route ce matin vers leurs villages et terres. Le groupe comprend environ cinq cent quatorze familles, soit au total quatre mille cinq cent quatre-vingt-quatre personnes.
Ronahî: Une délégation gouvernementale, dont le vice-commandant des Forces de sécurité intérieure Mahmoud Khalil, était avec eux.
Kamîran: Et ce n’est pas une voie à sens unique, des gens retournent aussi de Ras al-Aïn.
Ronahî: C’est vrai. Cinquante familles du quartier de Khuwayran à Hasaka, qui s’étaient installées à Ras al-Aïn dans les maisons des habitants, sont retournées chez elles. Selon l’information, de cette manière ces maisons ont été libérées pour le retour de leurs propriétaires légitimes. Par rapport aux cinq cent quatorze familles du groupe d’aujourd’hui, ce nombre est petit, mais il montre que le retour des deux côtés est lié l’un à l’autre.
Damas rejette l’envoi de soldats au Yémen
Ronahî: Damas a officiellement rejeté les informations sur l’envoi d’une force syrienne au Yémen, contre les Houthis.
Kamîran: Hier, il y avait eu des discussions sur l’idée d’une aide militaire à l’Arabie saoudite. Qu’est-ce que Damas dit aujourd’hui elle-même ?
Ronahî: Le ministère de l’Information syrien a déclaré que les efforts des autorités ne portent que sur la stabilité intérieure et la construction de l’État, et qu’il n’y a pas de participation à de nouveaux conflits extérieurs. Le conseiller du président pour l’information Ahmed Mouwafak Zeidan a également parlé du même sujet.
Kamîran: C’est-à-dire que le rejet concerne le Yémen. Rien de nouveau n’a été dit sur l’aide à l’Arabie saoudite.
Les agriculteurs de Girke Lege attendent l’argent du blé
Kamîran: Et nous terminons avec les champs. Les agriculteurs de Cizîrê sont dans une situation difficile.
Ronahî: Les agriculteurs de la région de Girke Lege n’ont toujours pas reçu l’argent de leur blé du gouvernement provisoire. Ce retard leur pèse lourdement et ne leur permet pas de se préparer pour la nouvelle saison.
Ronahî: Le prix du carburant augmente, les dépenses de culture de la terre et d’achat des fournitures agricoles augmentent aussi. Les agriculteurs veulent que l’argent soit versé le plus rapidement possible.
Kamîran: En bref, le blé a été vendu mais l’argent n’est pas arrivé, et la nouvelle saison est à la porte.